Chaque membre de l'association peut incarner différents personnages permettant d'explorer plusieurs statuts sociaux, costumes et armements. 

      Pierre d’Espinay de Vaucouleurs    

(1574 – 1616)

Né en 1574 au château de Vaucouleurs en Trélivan, il est le troisième fils issu du mariage de Louis d’Espinay (1533-1600) le 23 avril 1570, et d’Anne de Rosnyvinen de Guitté, dame de Vaucouleurs et d’Yvignac, fille de Guy du Rosnyvinen, seigneur de Guitté et de Vaucouleurs, assassiné en 1562 par Briand de Chateaubriand, et de Jacquemine du Boisrioult qui se remariera en 1568 avec l’assassin de son premier mari décrit comme un triste sir, débauché, ivrogne et violent. 

Lorsque la guerre éclate en 1589 entre les factions royalistes et ligueuses, Louis D’Espinay soutient d’abord le duc de Mercoeur. Mais, au début 1594, après la conversion du roi Henri IV au catholicisme, il se range de son parti. Cette même année, Pierre prend les armes dans les forces royalistes du duc d’Aumont en tant que sergent puis lieutenant dans une des compagnies d’arquebusiers à cheval.

Comme beaucoup de jeunes gentilhommes de Bretagne désargenté par la naissance, la guerre de la ligue est l’occasion de se faire un nom et de faire fortune, soit par la rapine et le rançonnement des pays traversés, soit par les honneurs des actions menées. La chance sourit à Pierre à trois reprises, lui apportant une petite richesse. À la fin des évènements, il achètera un titre de capitaine d’une compagnie de mousquetaire.

C’est dans cette même période de trouble qu’il rencontre Samuel Champlain en 1596, alors enseigne du sieur de Millaubourg. Ils garderont contact pour finalement se recroiser quelques années plus tard.

Entre 1605 et 1608, il prend part aux expéditions de François Dupont-Gravé en tant que capitaine des arquebusier (une dizaine d’hommes) pour assurer la sécurité de l’équipage, durant la période de traite à Tadoussac, en Nouvelle France.

Lors du voyage de 1609, Pierre d’Espinay revient à la tête d’une compagnie d’une soixantaine d’arquebusier et mousquetaires, afin d’épauler Champlain dans l’établissement de l’habitation de Québec. Ils partent ainsi en expédition contre les Iroquois dans le sud du territoire avec les Algonquins, Hurons et Montagnais rencontré. Pierre et ses hommes rebrousserons chemin avant l’affrontement laissant Champlain seul avec deux soldats et une soixantaine d’autochtones.

Durant l’hiver 1610, Pierre d’Espinay est gravement malade, il est alité pendant plusieurs semaines avec de la fièvre et traverse des périodes de délire. Il sort affaiblis de cette période et ne repartira plus sur les mers. Au printemps, sa compagnie est reformé pour accompagner Henri IV vers le comté de Juliers contre l’Espagne et les Hasbourg. Quelques 32 000 fantassins, 5 000 cavaliers et 100 canons sont réunis en Champagne, à Chalons et Mézières, pour se préparer à marcher contre l’Espagnol. Mais l’assassinat de Henri IV retarde l’expédition et est réduite par la régente Marie de Medicis à moins de  10 000 hommes. Pierre retourne en Bretagne.

Il meurt le 8 janvier 1616 après avoir été mortellement blessé, 2 jours plus tôt, lors de la bataille de Saint-Maixent en Poitou, entre les troupes royaliste et celles des princes rebelles lors de la seconde guerre civile. Le 13 janvier un armistice est signé entre les partis. 

Mauranger Maurelles du Plessy

(1588 - 1648)

Je suis issu de famille de petite noblesse dormante : les Maurelles du Plessy. Je suis né le troisième jour de février 1588 à Vitré dans la maison bourgeoise et commerçante de mes parents située entre l’église Notre-Dame et le temple des Réformés. En effet le château de Vitré, grâce à sa châtelaine Renée de Rieux-Guyonne, était devenu durant les Guerres de Religions terre d’asile pour les réformés. Le temple protestant de Vitré était un des plus importants de Bretagne après Saint-Malo et Nantes.
Charles  Maurelles du Plessy, mon père, avait épousé ma mère Jeanne-Chantale de Saint-Brice. De leur union naquirent deux enfants : André, mon frère aîné, et moi. Nos parents fervents calvinistes demandèrent au vieux pasteur Merlin de nous baptiser. Mes parents faisaient commerce des fameuses toiles de lin de Vitré. Malheureusement les Guerres de religions les ruinèrent totalement. Ils laissèrent donc à mon frère ainé, en 1600, le soin de reconstruire et de gérer le bien familial du château des Bretonnières en Erbrée complètement dévasté et en piteux état.
Au mois de mai de la même année, lors d’une procession, une chicane survint entre catholiques et réformés. Elle dégénéra en carnage. Mes parents y trouvèrent la mort dans la rue d’en bas. Par la grâce de Dieu, j’échappai à ces atrocités. Je me retrouvai donc seul, avec mon frère ainé comme tuteur. 
Cependant comme cela se produisait très fréquemment durant ces périodes troubles, une même famille pouvait être composée de membres de confessions différentes. 
Ce fut le cas pour André, et son épouse, Madame de Plessy Mouroin, qui décidèrent de se convertir au catholicisme et firent ériger une chapelle privative dédiée à Saint André sur le domaine des Bretonnières pour le plus grand bonheur de Monsieur Bonnet, Recteur d’Erbrée...

Roland dit "l'Anguille"  

On me nomme Roland de la Lucerne d’Outre Mer. Aujourd’hui, je suis L’Anguille, "puis né" d’une famille de petite noblesse normande me destinant très jeune au métier des armes. À dix sept ans à peine, mon père m’envoya à Paris afin de me mettre au service du très jeune roi Louis XIII. Mais je n’arrivais pas à destination. En chemin, je croisais une bande de mercenaires en route pour les Pays Bas Espagnols, « on va bouffer de l’hérétique », disaient-ils. Ma soif d’aventure fut plus forte que les envies de mon père. J’arrivais donc au printemps 1627 dans la belle ville de Groenlo. Ici toute la ville était en ébullition, les troupes des provinces unies se dirigeaient vers la ville et le siège serait bientôt mis au pieds des remparts. J’intégrais un tertio Espagnol, notre petit groupe était commandé par un certain Manuel, capitaine de son état, qui arrivait tout droit de Gascogne pour prêter main forte aux Espagnols. On me confia un mousquet et j’avais l’épée que mon père m’avait offerte. Les journées précédant le siège furent occupées par des exercices au maniement du mousquet, chargement, tir, rechargement, toutes ces choses qui m’étaient inconnues jusqu’alors. Le soir, un camarade avec qui j’avais fait la route, Mauranger Maurelles du Plessy, un jeune nobliaux des Marches de Bretagne, complétait mon enseignement de la rapière. Enfin, le 20 juillet, la ville fut assiégée. On se battit comme des braves, les morts furent nombreux en face mais ils étaient encore plus nombreux chez nous et, le soir du 18 août, le Capitaine, surnommé par nous "Alaputa", car il ne faisait pas de quartier, réunit la quelque dizaine de combattants que nous étions : « mes camarades, la bataille est perdue, l’état major a décidé de se rendre demain. Mais avant cela, moi, votre capitaine, je vais procéder au baptême de certains d’entre vous qui se sont illustrés au cours de ce siège. Le surnom chez nous est chose grave et il revêt une grande importance. De plus, vous devrez vous choisir un parrain qui sera votre référent. Ce dernier sera votre famille et vous serez attaché à lui toute votre vie ». Avec deux de mes camarades, il nous fit nous avancer au milieu du cercle. Mes deux compagnons furent baptisés Tic et Tac, sûrement pour leur ponctualité et en rapport avec la montre à gousset d'Alaputa. Quand ce fût mon tour, il s’approcha de moi : « Alors Roland, je t’ai observé pendant les combats et j’ai pu remarquer que tu arrivais toujours à t’extraire des situations difficiles, te faufilant tout en combattant pour te sortir avec tes camarades de situations difficiles. J’ai donc décidé de t’appeler « l’Anguille », et qui sera ton parrain ? » après un instant de réflexion, je répondis : « vous, si vous le permettez ? ». « c’est pour moi une grande joie, car je pressens en toi quelqu’un qui ira loin dans le métier des armes » et après une franche accolade, il reprit la parole : « comme vous le savez nous sommes des mercenaires au service du plus offrant, mais toujours dans la sainte église catholique. Notre tâche ici se termine, et quel sera notre sort ? je n’ose l’imaginer. Ce que je vous propose donc, c’est que, lorsque le nuit sera tombée, nous nous faufilions sans bruit à travers les lignes ennemies. La surveillance sera allégée car ils savent que nous nous rendons demain et ils sont en train de fêter cela. D’autres tâches nous attendent et pour ceux qui souhaiteront me suivre, j’ai appris que notre bon roi Louis le XIII° va mètre le siège à La Rochelle qui risque à tout moment de passer aux mains des Anglais. J’ai dons décidé de me mettre à son service, il ne refusera pas quelques soldats aguerris en plus. Mes amis, je ne dirais donc qu’un mot, ou plutôt deux : "NAVARRE..... DIABOLICUM », que nous reprirent en cœur trois fois. Dans la nuit nous nous échappâmes, nous étions une petite quinzaine. Quelques mois plus tard, nous étions aux portes de la Rochelle. On nous affecta au soutien de la prestigieuse compagnie des Mousquetaires du Roy, celle-là même où j’aurai dû postuler. 

Vincent dit "la Bouloche" 

À ma naissance, on m’a affublé du prénom Vincent mais les grouillots  préfèrent « La Bouloche » par ce que je suis toujours... les doigts dans ma barbe à faire des… bouloches ! Je suis né une nuit de septembre 1599, y neigeait et c’était pas très  pas loin de Saint-Malo. Ma mère était domestique dans une malouinière des bords de Rance, c’est pour ça que je parle à peu près bien, tant bien que mal. 
Depuis tout marmot, l’odeur et les étincelles de la poudre noire m’ont toujours fasciné. Y avait comme odeur de diablerie et ça, ben, j’adore.  Les gars qui servaient l’armateur l’ont vite remarqué mais refusaient sûrement de me montrer l’usage même. P’tétre par ce qu’ils penseraient que je leurs chiperais leurs pétoires. Remarque, c’est pas faux, mais je les remettais toujours en place, ni vu ni connu j’t’embrouille. Le ciel m’en est témoin, je suis pas un barboteur, pour sûr ! Mais c’était amusant de faire pester le caporal devant ses hommes quand il cherchait son mousquet. Me suis jamais fait prendre, trop filou la Bouloche ! 
Un jour, j’en souviens fort bien, une livraison arriva à l’armurerie et la poudrière de l’arsenal de la malouinière. 
Curieux, discret, j’suis allé les voir en me faufilant le long des bâtiments. À l'arsenal, Dieu m’en est témoin, j’suis resté fixé sur une pétoire. Mon diable intérieur m’obligea, ben t’as compris, je l'ai pris aussi rapidement qu’un lapin fais son affaire. Je repartis en marche arrière et, tout à coup, je me suis envolé... oui, t’as biens esgourdé, mes pieds touchaient plus terre.  Dans mon cou, un souffle  puant le tabac à chiquer me fit  frissonner. Ma tête fit volte face et je me retrouvais le nez collé à ses bacantes ; là le  vieux caporal tout gris m’a gueulé dessus, j’ai pissé de peur tout dru sur ses sabots.
Il riait à gorge déployée « ça t’intéresse gamin ? Oui ? Alors viens, écoutes moi, je vais te faire voir ». 
Fort et si bien que sans m’en rendre compte, y m’a convaincu, et donc, de par le fait, j’ai fait une croix, un « L » et un « B » sur la lettre d’engagement dans son bataillon.
C’est comme ça que « X » « L » « B » ; la Bouloche, donc moi-même, serait mercenaire. J’ai bourlingué de sièges en sièges pendent 7 ans. Comme les gars, toujours moqueurs m’aimaient pas, ils me refilaient toutes les tâches ingrates et les missions les plus pourries. J'en suis toujours revenu vivant mais, pour sûr, je me suis jamais excusé d’avoir escroqué les parieurs de leurs avoirs : « ballot peut-être mais finaud comme un goupil et certainement pas couard, la Bouloche ! »
J’ai même fini par parier sur ma propre tête. Étrangement ils ont arrêté de parier que je ne reviendrais pas. J’étais triste car ma bourse était agréablement lourde après les paris avec ces nigauds.
Je me souviens janvier 1649, je me suis arrêté de les suivre en arrivant à Vitré. Le capitaine mort de la variole, la compagnie n’était plus et y avait des têtes de grouillots qui me revenaient plus. 
Là dans la taverne du pigeon blanc, trois soirs de suite, entre la belle Paulette et ma cruche de rouge, j’ai rencontré des gars de la compagnie des "Sévigné" qu’allaient suivre le Marquis Henry de Sévigné allant rejoindre Longueville pour la guerroyage de la fronde en Normandie. Il était grand temps pour moi de partir s’occuper à la guerre car la piétaille comme ma personne, non occupée, risque de finir en « goules en pentes » et les poings se mettraient très vite à causer et on n’oublie pas que le pain, la bière et les filles ben… c’est pas gratuit ! donc direction la Normandie ! 
J’en suis pas mécontent. On rigole bien, surtout avec mon bon copain la Ficelle. 
Par contre personne ne veut parier sur ma tête, j’aurais pt’être pas dû leurs parler de mes paris antérieurs, va savoir... bon ben comme ça se dit chez nous «  à la revoyure ou la prochaine dispute ! »

Le "Druide"    

(1588 - 1629)

Venant des Marches de Bretagne, de la p'tite bourgade de Braello, et étant grouillot de base, donc pas de sang bleu, je suis Mercenaire Arquebusier au service du plus offrant, mais attention !  obligatoirement catholique ! J'suis toujours en train de marmonner dans ma barbe et me référent tout le temps à la mère nature, les autres grouillots m'ont baptisé et affublé du sobriquet " le  Druide"  un comble pour un gars qui tourne pas tout le temps rond... tout ca à cause que quand je pars au combat, j'ai ma serpette à ma ceinture, taillante et fort utile dans le métier que je fais. Je vous rassure  dans ma famille on mange pas du pain d'hérétiques et je le dis haut et fort: "je suis un bon chrétien de notre sainte église catholique, apostolique et romaine et certainement pas un de ces réformés ! De par le fait que même si mon sergent a parié sur ma fin probable, à Groenllo en Flandres d'une balle de mousquet en pleine poire...

Aliénor Vauquelin   


 Naît en 1587 près de Bayeux, en Normandie. Son père, Guillaume Vauquelin, était marchand de draps. Bien que de condition modeste, ses parents lui offrent une éducation soignée, incluant la lecture, l’écriture et une bonne maîtrise du latin. Fervente catholique , sa mère Jeanne veille à son éducation religieuse et lui révèle le goût des arts, notamment la broderie, essentielle pour une jeune fille de bonne éducation.

En 1603, le Traité de Paris scelle l’alliance entre l’Angleterre et le roi de France, Henri IV. C’est dans ce contexte de rapprochement qu’Aliénor, alors âgée de seize ans, est recommandée auprès de Pierre Godefroy, un riche négociant et le principal acheteur de draps de la région.

Le Sieur Godefroy décide de s’établir à Londres avec sa maisonnée. Son épouse, Anne, choisit d’engager Aliénor – dont l’instruction est remarquable – comme gouvernante pour leurs deux filles, Émilie et Louise. Aliénor leur enseigne le français, la musique et l’art de la broderie.

Cependant, au fil des années, les tensions religieuses s’intensifient en Angleterre et le mariage d’Henriette-Marie de France avec Charles Ier en 1625 ne suffit pas à apaiser les esprits.

En 1627, la situation dégénère : la flotte anglaise, sous les ordres du Duc de Buckingham, se dirige vers La Rochelle pour soutenir les Réformés français.

Face à la rupture diplomatique et au danger qui pèse sur tout citoyen français, Pierre Godefroy prend la fuite précipitamment pour revenir en France. Avant son départ, il contacte André Maurelle du Plessis, le fils d’un ancien ami et associé en commerce de toile de lin à Vitré, Charles Maurelle du Plessis, décédé quelques années plus tôt.

Renvoyée en Bretagne, Aliénor est prise en charge par la famille Maurelle du Plessis. Elle devient la gouvernante des enfants de Madame Catherine Maurelle du Plessis, avant d'être élevée au rang de sa dame de compagnie.

Ramon dit "le Flamand"   


Martin  dit "Dubarry"   


Mélissa dit "La Pesse"   


Alix  dit "la girolle " 


Cyrielle 

Gaelle dit "la Plume"

Francisco Solar de San Martin

Francois dit "la Ficelle"

Kristel 

Steeve dit "Doublo"

Mariu dit " La Chèvre" 

Anthony  dit " L'Élégant"